Ces artistes là sont devenus incontournables dans le paysage musical français puisqu'ils ont chanté des "must". Révolutionnaires de leur temps ou artistes plus conventionnels, ils ont tous réussi à toucher le public à leur manière. Mes ces artistes ne sont pas que des chanteurs, ce sont aussi des êtres humains et des citoyens. Ainsi, ils ont su se servir de leur notoriété pour aider les plus démunis (nous avons tous en tête les Restos du Coeur par exemple...) Bref, artistes complets, ils ont su mener une carrière entre rêve et réalité...
   
Daniel Balavoine
Francis Cabrel
France Gall
Jean-Jacques Goldmann
Johnny Hallyday
Françoise Hardy
Renaud
Michel Sardou
Alain Souchon
   

Balavoine naît en février 1952, tenté au départ par la politique mais vite déçu (mai 68), il se tourne vers la musique, et malgré des échecs tout d’abord en groupe (70-71), puis en solo (1972), il persévère. Le succès commence peu après avec « De vous à elle en passant par moi » en 1975, puis en 78-79, il participe à la mise en place de Starmania avec des titres célèbres comme : « Quand on arrive en ville », « S.O.S. d'un terrien en détresse », « Le chanteur »…

Dès lors, Daniel se fait connaître par ses albums, ses interventions à la télévision, à la radio… En résultent quelques concerts (1980 et 81, Olympia, 84, Palais des sports, 81, 82, 84, tournées)

Malheureusement, il meurt le 14 juillet 1986 dans le crash de l’hélicoptère qui le transporte pendant le Paris-Dakar auquel il participait cette fois pour des raisons humanitaires (il avait couru deux fois auparavant).

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Francis naît le23 novembre 1953 à Agen.

Il découvre sa voie vers l’âge de 13 ans en entendant Bob Dylan. Son oncle lui offre une guitare pour Noël, ce qui le conforte dans sa position. En 1974, il participe à un concours à Toulouse, et contre toute attente, il remporte la finale avec la chanson « Petite Marie »

En 1977 sort son premier album " Les murs de poussière " tandis que « Petite Marie » sort simplement en single. Il monte à Paris ou il est en première partie des concerts de Dave. Bien qu’il trouve cette période ingrate, elle marque pour lui le début de la reconnaissance et du public et de la profession.

En 1979, il sort son second album qui se vent en 400 000 exemplaires. La chanson « Je l’aime à mourir » est un succès énorme, et avec l’édition de son troisième album "Fragile" en 1980 (qui contient « L’encre de tes yeux ») il est alors considéré comme une star. Il introduit également une tendance rock’n’rollienne dans ses chansons avec de la guitare électrique. Prenant quelque peu confiance en lui, il écrit des chansons engagées sur différents thèmes d’actualité (apartheid…).

A partir de la fin des années 80, il adopte un rythme de travail plus mesuré qui lui permet d’écrire des chansons plus recherchées. Il sort ainsi l’album « Sarbacane » en 1989 après trois ans de travail, album qui se vend à près de deux millions d’exemplaire.

Il mettra ensuite 5 ans à sortir son huitième album " Un samedi soir sur la terre " avec les titres « Je t’aimais, je t’aime, je t’aimerai », « La cabane du pêcheur » ou encore « Corrida ».

Entre temps, il participe à de nombreux concerts, humanitaires (Les Restos du Cœur, Sol En Si) ou des tournées (Théâtre des Champs Elysées, Olympia et Zénith, Québec…)

En 1999, Il sort encore un nouvel album intitulé « Hors saison », qui atteint le million d’albums vendus. Son dernier album est sorti le 17 mai 2004 et s’intitule « les beaux dégâts ».

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France Gall naît le 7 octobre 1947 à Paris sous le nom d’Isabelle Gall. Elle changera juste son prénom pour les besoin de son premier 45 tours réalisé à 15 ans. Ses parents tous deux issus du milieu de la chanson, elle grandit dans une atmosphère emprunte de musique. Après son premier disque à l’age de 15 ans, elle abandonne ses études.

Commence alors pour elle une grande carrière (sortie de son titre « Sacré Charlemagne » qui rencontre un grand succès). Elle rencontre alors Serge Gainsbourg qui écrit pour elle « Poupée de cire poupée de son » qui se vendra en millions d’exemplaire et en six langues différentes. En 1966, elle chante « Les sucettes », autre titre écrit par Gainsbourg, qui lui aussi a du succès mais l’expose à la critique des journalistes… d’où résultera la fin de sa coopération avec l’auteur. Elle se retire alors en compagnie de son ami d’alors, Julien Clerc.

En 1974, sa vie change. Alors qu’elle a commencé une nouvelle carrière en Allemagne, elle rencontre Michel Berger. Ce dernier (avec qui elle se marie en juin 1976) lui compose des tubes qui la montreront sous un autre jour aux Français.

En 1977, elle chante « Il jouait du piano debout » qui restera un de ses plus grands tubes. Un an plus tard, le couple fait partie de l'aventure Starmania qui connaît un succès phénoménal.

Dès 1981, elle retourne sur scène avec de nouveaux succès tels que « Résiste », ou encore « Diego libre dans sa tête », mais elle doit s’arrêter de nouveau pour donner naissance à son second enfant Raphaël en avril 81 (sa première fille, Pauline est née en 1978).

En juin 1992, le premier album Gall/Berger sort, mais les deux n’auront pas l’occasion de le présenter ensemble car Michel meurt d’un infarctus le 3 août 92.

Elle remonte seule sur scène en 1993, même si elle souffre d’un cancer du sein. Elle quitte la France pour les Etats-Unis, et se remet doucement des chocs qu’elle à subit. Mais le 17 décembre 1997, sa fille Pauline meurt à 19 ans d'une mucoviscidose.

Même si elle apparaît de moins en moins en public et cherche la paix loin de la France, elle n’en reste pas moins une artiste appréciée des français.

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Né en 1951 à paris, d’un père né en Pologne, et d’une mère née en Allemagne.

Jean-Jacques Goldman est devenu un incontournable de la chanson française.

Auteur, compositeur, interprète, c’est un artiste complet (il écrit et a chanté avec Fredericks et Jones, il a composé pour Dion, De palmas, Le forestier, …)

Chanteur dans le groupe Taï phong à ses débuts, il se lance dans une carrière solo à partir de 1981 avec le titre : « Il suffira d’un signe », début d’une longue liste d’albums dans lesquels il aura touché à bien des styles de musiques…qui plus est avec son dernier album en date (2001 « Chansons pour les pieds » qui va d’un chant de chorale à la pop' en passant par le zouk, le rock, la disco…)

On n’oubliera pas non plus sa collaboration a des thèmes très variés (compositions du très célèbre air des Restos du coeur : « La chanson des Restos », à la demande de son ami Coluche (à qui il dédiera "Puisque tu pars", mais aussi la musique du film "Astérix et Obélix contre César").

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Né en 1943 à Paris, Jean-Philippe Smet produit son premier 45 tours « T’aimer follement » en 1960 sous le pseudonyme de Johnny Hallyday. De là commence le phénomène qui traverse les générations. Depuis plus de 40 ans, il surfe sur la vague du succès, et la question qui peut se poser est la suivante : « Sera-t-il toujours l’idole des jeunes ? ».

En effet, Johnny Hallyday est l'artiste français, qui a marqué, marque et marquera à tout jamais la culture française. Très tôt, à la séparation de ses parents, il est recueilli par sa tante Hélène Mar, danseuse et familière du milieu artistique parisien. En 1949, Hélène, ses deux filles et Jean-Philippe, partent à Londres. De retour à Paris, il se produit sur scène, faisant des reprises de Brassens ou du répertoire américain country, dénichant des petits rôles publicitaires. En 1961, il change de maison de disque et signe chez Philips, qui lui donne les moyens d'exploser. Johnny devient l'idole des jeunes des années yé-yé, et de Salut les copains. En 1966, il rencontre Otis Redding et Jimi Hendrix, encore inconnu, qu'il engage pour sa tournée, il rencontre aussi Sylvie Vartan, qui deviendra sa femme.

Johnny surfe sur les tendances, avec une aisance folle, enchaînant les succès, entre 70, 80 et 90. Il travaille avec Berger, Godard, Goldmann, Obispo, Zazie, toujours au sommet dans le coeur des Français. Johnny cartonne sur scène (on ne compte plus les concerts, Bercy, Stade France, Tour Eiffel...) et dans les charts, avec des millions d'albums vendus. En 2002, il signe l'album "À la vie, à la mort" puis part en tournée anniversaire dans toute la France.

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Elle est née le 17 janvier 1944 à Paris. Durant son enfance, son père est quasiment inexistant et elle le voit deux à trois fois par an.

Françoise Hardy commence à faire des chansons parce que la seule chose qui l'intéresse dans la vie, c'est d'écouter celles des autres. Elle reprend et chante à son tour dans sa chambre les succès de ses idoles. Solitaire, elle écoute ses airs favoris, lit et écrit. Ainsi, pour la récompenser du Bac qu’elle a obtenu, son père lui offre une guitare.

Elle s’inscrit au petit conservatoire de Mireille, école de variété, passe des auditions, et à la troisième, elle signe un contrat (novembre 1961) à seulement 17 ans.

En avril 62, elle sort son premier 45 tours avec la chanson « Tous les garçons et les filles » (qui se vendra à 2 millions d’exemplaires). Elle devient alors une nouvelle idole de la chanson pour la génération des Yéyés (années 60). Elle tire de la notoriété acquise des nouvelles opportunités, notamment dans le cinéma avec son rôle dans « Château en Suède », « Une balle au cœeur » ou encore « Grand Prix ».

Très populaire (trop à son goût), Françoise Hardy est une vedette malgré elle. Elle n'est pas tellement à l'aise dans ce nouveau rôle qu'on lui fait jouer.

Fin 1965, elle passe à l'Olympia, en première partie des Compagnons de la Chanson, mais cette relation n’est pas bien perçue par la presse qui ne comprends pas pourquoi elle s’obstine à rester avec des stars qui sont de moins en moins reconnues. Elle est cependant une des seules (voir l’unique) artistes française qui s’exporte aux Etats-Unis (et ayant déjà un pied en Angleterre).

En 1967, elle entame une relation avec Jacques Dutronc et malgré la fatigue dont elle souffre, elle commence différents tours de chant (notamment en Afrique). Elle s’arrête à sa rentrée en France, décidée à ne plus monter sur scène et le 16 juin 1973, elle donne naissance à son fils, Thomas.

Sa carrière ralenti, mais elle connaît un nouveau souffle grâce à sa coopération avec Gabriel Yared qui lui permet d’attirer un public beaucoup plus jeune. Leur coopération cesse en 1982. En 1988, elle fait mine de quitter la scène, mais elle n’arrive pas à décrocher de la musique, même si l’astrologie dans laquelle elle s’est spécialisée lui prend le plus clair de son temps.

Elle virevolte ainsi depuis, enregistrant de nouveau album (le dernier en date est sorti en 2004) et reste très appréciée à l’étranger.

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Dernier né (avec son jumeau David) d'une famille de six enfants, Renaud vient au monde à Paris le 11 mai 1952.

Il ne s'intéresse très tôt qu'aux matières artistiques et littéraires ce qui lui cause des déboires à l’école. Mai 1968: Renaud, mauvais élève mais passionné de politique et de social, prend part aux évènements. Cette "révolution" permet à Renaud d'écrire ses premiers textes.

Vivant de petits boulots, il ne perd pas pour autant son goût pour l'écriture et ses premières chansons naissent dans ces années d'oisiveté 72-73).Il décide alors de chanter dans la rue (métro, sorties de lieux publics…)

1975 : Renaud sort son premier 33 tours intitulé « Amoureux de Paname », avec l’aide de Paul Lederman sans qui cela aurait été impossible. Suite à cet album, Renaud donne ses premiers concerts, et connaît un certain succès auprès de la jeunesse.

La sortie de son deuxième album : « Laisse béton » lui confère un grand succès et lui assure une place dans la chanson française. Les concerts qu’il donne deviennent de plus en plus important.

Son engagement dans ses chansons se modère avec son mariage avec Dominique et la naissance de sa fille Lolita.

En 1983, il sort alors l’album « Morgane de toi » suivi quelque temps après de «  Mistral gagnant ». En 1999, il divorce d’avec Dominique et perd son entrain, se fait de plus en plus discret…

Récemment, on le retrouve en duo avec sa compagne actuelle, Romane Serda grâce au titre "Anaïs Nin".

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Michel Sardou naît le 26 janvier 1947 à Paris. Etudes chaotiques, il les abandonne en 1963 à l’age de 16 ans, il travaille comme serveur-artiste dans le cabaret de son père (ouvert en 1960). Il se marie en 1965 avec Francoise Pettré, danseuse de son état. Pour gagner sa vie, Michel chante le soir dans des cabarets rive gauche. Il a rencontré Michel Fugain et écrit des chansons avec lui.

Il enregistre un premier 45 tours à la fin de l'année 65 chez Barclay suite à une audition. Il sort sept super 45 tours chez Barclay courant des années 1966 à 68 dont « Les Ricains ».

Le septième super 45 tours intitulé: « Nous n'aurons pas d'enfant ». Le disque se classe n°1 en Belgique, ce qui n’empêche pas Barclay de résilier le contrat de Michel un an plus tard au motif qu'il n'est «pas fait pour ce métier». Il passe alors chez Philips sous le label Trema.

Depuis ce temps, on ne compte plus le nombre de concerts donnés par Michel, ni les albums qu’il a sorti.

On retiendra néanmoins les performances de : « La maladie d'amour » sortie le 3 juillet 1973 qui reste 10 semaines n°1 au hit parade de RTL, et de la chanson « Les lacs du Connemara » en 1981 qui entre en 1984 dans le Livre des records avec 1 023 157 exemplaires du disque.

Notons également que Michel se dirige depuis quelques années vers le théâtre, et a déjà tourné dans plusieurs films.

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Alain Souchon, de son vrai nom Alain Kienast, naît à Casablanca au Maroc, le 27 mai 1944. Sa famille s’installe très vite à Paris, mais en 1959.

Alain n’est pas très discipliné ni appliqué à l’école, il atterri en Angleterre où il trouve un job de serveur et se fait un groupe d’ami avec qui il compose ses premières chansons et trouve enfin sa voie.

De retour en France, il fait la tournée des maisons de disques et des cabarets, mais cela ne suffit pas aussi il doit faire des petits boulots pour survivre.

En 1971, il décroche son premier contrat mais les deux titres qu’il propose passent inaperçus. Arrive alors un nouveau facteur qui va entraîner le réveil d’Alain : il va être papa d’un garçon nommé Pierre. Il connaît alors son premier succès avec la chanson « Amour 1830 » initialement écrite pour Frédéric François.

Après quoi, il s’associe avec un autre jeune artiste, Laurent Voulzy avec qui il compose « J’ai dix ans » qui fait un tube. Suivent « Bidon » et « Jamais content » qui permettent à Souchon d’asseoir sa réputation. Alain et Laurent continuent de travailler ensemble.

En 1978 naît Charles, son second fils.

Fort d'une dizaine d'albums, de millions d'exemplaires vendus, et de centaines de concerts, Alain ne continue pas moins à être un chanteur timide mais ouvert comme le prouvent sa participation aux concerts des « Enfoirés » pour les Restos du Coeur ou encore ceux de « Sol en si » pour les enfants atteints du sida.

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