La chanson française, celle que l’on croyait perdue, a encore son mot à dire… Au travers de la nouvelle classe qui n’a pas l’air moins dissipée que ses prédécesseurs…. Loin de là… Cependant, ils composent et chantent différemment, plus près du quotidien et de la vie de tous les jours de leur public… Pas toujours de grandes voix mais toujours de grands artistes, souvent multi-instrumentistes qui savent toucher les gens en leur parlant d’eux…. Qui ne s’est jamais perdu en allant à une soirée avec des potes ? ? Bénabar se charge de nous le raconter…. Qui n’a jamais souhaité rester enfant ? ? ? Cette fois-ci c’est La Grande Sophie qui s’en charge… Vous connaissez le « Cosmopolitain », ce journal féminin ? ? ? Vincent Delerm en a fait une chanson… Derrière ces sujets qui peuvent sembler désuets se cache toujours un message, un clin d’œil, un vécu… Mais c’est à nous d’entendre entre les lignes...
   
Bénabar
Benjamin Biolay
Jeanne Cherhal
Vincent Delerm
La Grande Sophie
Keren Ann
   
   

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Bénabar c’est Barnabé en verlan… Et Barnabé c’est souvent le nom des clowns… Et cet autodidacte aime beaucoup les clowns, au point même de commencer la trompette « parce que c’est l’instrument des clowns » ! ! ! Peut être est-ce un des mots qui peut le décrire : clown… Oui, mais un clown triste plutôt… Car Bénabar possède lui aussi son univers, sa façon d’écrire. Il parle des autres comme ils n’arriveraient pas à le faire eux-mêmes et parle des femmes comme s’il en avait été une (« Je suis de celles »), il va même jusqu’à disséquer leur sac à main ! ! ! ! Il s’introduit chez vous sans vous demander votre avis, juste en vous chantant la vie de tous les jours comme peu de gens savent le faire. Vous ne trouverez jamais de « grands mots », ni de thèmes « sérieux » dans ces textes mais il saura les évoquer à travers des mots simples et des anecdotes quotidiennes (« Les mots d’amour »)…

Bruno, de son vrai prénom, pensait au départ observer les gens grâce l’œil rivé à un objectif de caméra. Mais à 25 ans il prendra « Les risques du métier »… oui, mes ceux du métier d’auteur – compositeur – interprète finalement… Il tape dans l’oreille d’Henri Salvador grâce à son titre « Joyeux anniversaire ». Le vétéran de la chanson lui accordera alors la première partie de quelques-uns uns de ces concerts et Bénabar n’aura pas besoin de plus pour séduire toute la France grâce à l’humour de ses textes. Il revient alors avec un troisième album (La Petite monnaie, 1998 et Bénabar, 2001 sont les deux premiers) et achève de se faire une place au sein de cette « nouvelle scène française » qui s’installe petit à petit… Il garde autour de lui un cercle de joyeux lurons parce que pour lui les copains c’est sacré.. Et il le dit lui-même : « Si on r’connaît quelqu’un à ses copains / J’espère que les miens sont très très bien / J’espère surtout qu’ils savent où on va / Parce que moi les gars j’sais pas »…

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Cet artiste là, c’est un peu comme Gainsbourg : on aime ou on aime pas. Artiste polyvalent (il compose, interprète, arrange), il est plongé dans l’univers de la musique très tôt avec la guitare puis le trombone et le violon. Il fait partie de plusieurs groupes mais il se fait connaître grâce à sa collaboration avec Keren Ann, avec qui il travaille sur « La Biographie de Luka Philipsen » (album de la jeune fille) puis sur l’album d’Henri Salvador « Chambre avec vue». Même si la part de succès qui lui revient est plutôt modérée, Benjamin commence à faire son trou et continue à officier côté coulisse (en travaillant notamment pour Isabelle Boulay, Bambou, Julien Clerc et Juliette Gréco.) Il lui faudra attendre 2001 que sorte son premier album solo « Rose Kennedy » pour que la critique le remarque (de façon plutôt élogieuse il est vrai…) Il obtient d’ailleurs pour cet album La Victoire de la Musique de Meilleur Album en 2002. Puis viendra « Négatif » en 2003. Ses chansons plutôt pop-folk plaisent ! Il s’essaie aussi à la musique pour le cinéma en écrivant la BO du film « Clara et moi », d’Arnaud Viard en 2004. Gageons que cet artiste là n’a pas fini de nous étonner ! ! !

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Jeune révélation de la chanson française, on peut dire que cette jeune artiste de 27 ans n’a pas peur des kilomètres ! ! ! ! Elle a parcouru à peu près toute la France en tournée lors de ses débuts avant de se poser à Paris pour y faire naître son premier album avec l’aide de Vincent Segal. Durant son périple « initiatique » elle rencontre d’autres artistes, comme elle (Vincent Delerm, Thomas Fersen) ou plus connus (Higelin ou George Moustaki).

Ce petit bout de femme fait l’effet d’une grosse tornade qui dévaste tout sur son passage et décrit la vie des unes et des autres à travers les thèmes des magazines féminins mais avec tellement plus de délicatesse et d’humour (voire même d’ironie ! ! !) C’est comme ça que tout y passe : les relations avec un homme marié (« Un couple normal »), le mariage (« Les photos de mariage »), les beaux mecs croisés au détour d’une rue (« Parfait inconnu ») et même les règles (« Douze fois par an ».) Elle évoque au fil des mots tout ce que son public connaît et ose rire des gens trop sages : « Si je n’avais plus peur de rien / Si je ne craignais plus personne / Je pourrai te dire : allez viens / Je t’emmène en Sierra Léone » (« Avec des Si »)

Ses histoires, elle les a cachées dans son piano et les ressort, au fil des accords et des textes qu’elle écrit puis interprète pour notre plus grand bonheur. Elle a récemment reçu une des plus grandes récompenses pour une artiste française : elle est consacrée Artiste révélation du Public de l’Année aux dernières victoires de la Musique.

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Sa voix est plutôt particulière. « Il n’a pas de voix » diront ses détracteurs ! Il est vrai que la nouvelle scène française ne s’époumone pas dans des micros comme ont pu le faire d’autres artistes avant eux. Vincent Delerm est peut être parfois plus narrateur que chanteur et c’est aussi ça qui fait son charme… Mais la puissance des textes remplace le reste. Il chante sa vie et son époque, les petits défauts et les petites joies qu’il a pu observer… Hommage aux filles de son époque dans « Les filles de 1973 », « Celles qui ont vu trois fois Rain Man / Celles qui ont pleuré Balavoine / Celles qui faisaient des exposés / Sur l’apartheid ou sur le Ché / […] / Celles qui disaient « tu comprends pas »… » et qui maintenant doivent lire ce fameux journal qui rime avec « féminin », pleins d’ « horoscopes et puis de tests / Supplément minceur les bons plans / […] / Je relis Cosmopolitain ».

Son premier album (éponyme) sort en 2002, récompensé dans la catégorie Album révélation aux Victoires de la Musique, suivi deux ans plus tard par « Kensington Square ». Le mêmes joyeux drilles l’entourent (musicalement au moins) comme Matthieu Boogaerts ou sa complice musicale Keren Ann. Il nous raconte sans prétention « Châtenay-Malabry » et la relation qu’il « entretient » avec une actrice célèbre dans « Fanny Ardant et moi »… Ce petit bout de bonhomme, sorti d’on ne sait où, est bien évidemment à surveiller…

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Grande, elle l’est sûrement par la taille mais aussi par le talent…

Originaire de Marseille et multi-instrumentiste elle commence assez tôt la musique. Elle écrit, compose mais plaque sa vie marseillaise pour la grande course parisienne : elle écume Paris et ses rues, ses cabarets, ses petites salles… Elle a su « sonner à la porte de l’inconnu sans aucune retenue » (« Du courage ») et ça a payé : son dernier album « Et si c’était moi » rencontre un vif succès.

Elle se distingue des autres artistes de cette catégorie par les accents un peu « rock » de sa musique mais n’en touche pas moins le public… Celui qui, comme elle, « Avait des cheveux longs / Des dents de lait et pourtant / […] savait que ça n’allait pas durer / […] / Qui aurait pu [lui] dire / Qui aurait su l’écrire / Qui avait la solution / Pour ne jamais devenir grand… » (« On savait ») Artiste - femme pas tout à fait enfant mais pas adulte non plus, elle a su séduire et son public lui a rendu : elle est consacrée «Artiste révélation scène de l’année » aux dernières Victoires de la Musique…

Comme quoi la Grande Sophie est d’abord une artiste de scène, qui sait créer des petits moments magiques qui rendent les concerts si particuliers… « Les lignes de [sa] main / [Nous] laissent apercevoir / Des choses…et nos rendez-vous »

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Elle est apparue sur le devant de la scène comme par enchantement, sans que personne ne la voit venir et la reconnaissance de la profession comme celle du public a été quasi-instantanée ! ! !

Bercée par un univers musical hétéroclite (variété française, musique yiddish et folk américain) elle commence très tôt à écrire. Mais l’élément déclencheur pour la carrière de cette musicienne polyvalente (guitare, harmonica, clarinette) c’est la rencontre avec Benjamin Biolay, avec qui elle va travailler sur son album « La Biographie de Luka Philipsen » puis sur l’album d’Henri Salvador « Chambre avec vue ». Et pour elle, plus que pour son acolyte, le succès est au rendez-vous. Elle passe en première partie de Joe Cocker (tout de même ! ! !) puis de M et de Anna Karina. Elle est alors considérée comme une des plus talentueuses auteurs-compositeurs françaises. Et la récompense pour elle aussi, ne se fait pas attendre : Meilleur album et Meilleur artiste féminine aux Victoires de la Musique en 2001.

Son deuxième album («La Disparition ») sort, dans la lignée du premier : toujours intimiste, son timbre de voix si particulier colle au sentiment de tristesse et de mélancolie qui se dégagent de certaines de ses chansons. Son troisième opus sort en 2003 « Not going Anywhere » puis arrive « Nolita » en 2004… Une artiste toujours « sur le fil » mais qui ira « Décrocher les étoles » soyons en sûrs…

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